Litavis est une petite entreprise spécialisée dans la fabrication artisanale de globes terrestres et l’édition cartographique, touristique et régionaliste.

Tous nos globes, de fabrication française, sont faits à la main d’après des techniques traditionnelles.

Aucun plastique ni aucune résine ne sont utilisés dans la confection de ces globes afin de respecter l'environnement.

Sur des sphères en carton enduites d’une fine couche de plâtre, sont apposés des fuseaux en papier découpés et collés bord à bord à la main. Les supports sont en bois de nos régions (merisier ou noyer).

La cartographie par contre est réalisée à l’aide d’outils modernes, les systèmes d’information géographique.

Les systèmes d’information géographique, omniprésents dans notre vie quotidienne, permettent de travailler sur des données géo-référencées. Ces outils sont capables d’importer des données dont la position sur le globe est connue grâce à leurs coordonnées en x,y ou latitude, longitude.

Le relief terrestre est généré à partir des données géo-référencées de la NASA, Shuttle Radar Topography Mission (SRTM) et celui des fonds marins est issu des dernières données du Gebco (General Bathymetric Chart of the Oceans), GEBCO_2014.
L'hydrographie et les limites des pays sont issues des données Natural Earth.

Litavis vous propose des globes personnalisés à votre image, en important vos données de voyages ou autres à partir d’un fichier dont les positions sont connues. Par exemple vous pouvez créer un fichier Google Earth et nous le faire parvenir, nous pourrons ainsi l’insérer sur votre globe terrestre.
Un fichier pdf avec la marche à suivre est disponible en bas de page des globes de la rubrique "voyage".

Les globes terrestres, naissance d’une passion

Il me semble que j’ai toujours eu cette passion qui prend peut-être naissance à l’école quand on nous parle de Vasco de Gama, Christophe Colomb et bien d’autres explorateurs du monde. Mais j’ai une idée très précise du moment où le déclic a eu lieu ; c’est le jour où l’on m’a offert un globe terrestre lumineux de marque Taride, ayant appartenu à l’un de mes oncles, sur lequel  figurait une  cartographie aujourd’hui obsolète puisque les  anciennes colonies y figuraient. Ce jour-là s’est inscrit en moi, durablement, l’idée que je pourrais un jour, moi aussi, fabriquer des globes terrestres.
Premières tentatives il y a trente ans
J’ai bénéficié d’une double formation qui m’a apporté par avance des connaissances précieuses dans la réalisation des globes : bac en construction mécanique puis diplôme de géomètre topographe.
Au début des années 1980, les bibliothèques étaient les seules sources d’information dont je pouvais disposer, internet ne s’étant ouvert au grand public qu’en 1994. J’ai donc entrepris de parcourir les bibliothèques à la recherche de documentation. Mais comme il n’existait aucun manuel de fabrication de globe, Je trouvais des ouvrages très peu consultés et ne recueillais ainsi, à droite et à gauche,  que des bribes de renseignements très disparates. Une anecdote qui illustre bien cette période : consultant à la Bibliothèque des Arts et Métiers un ouvrage poussiéreux, le bibliothécaire en me le présentant me fit remarquer qu’il n’avait pas été consulté depuis plus de cent ans ! Cette masse d’informations ainsi recueillies était insuffisante parce qu’incomplète et très fragmentaire.
Ainsi, en ce qui concerne  la méthode de construction indispensable à établir, j’ai trouvé dans l’Encyclopédie Diderot et d’Alembert  des descriptions intéressantes mais trop succinctes , ne permettant pas la réalisation d’un globe ; J’y ai trouvé, aidé par ma sœur, bibliothécaire,  les formules mathématiques permettant de calculer et dessiner un fuseau, support de ma cartographie ; la découpe en fuseaux (douze), est la seule méthode permettant de recouvrir une sphère, c'est-à-dire de transposer une surface plane sur une sphère. Travaillant par tâtonnements et ajustements successifs, j’ai dessiné mon premier fuseau.
Pour dessiner un fuseau d’un mètre(en appliquant les formules recueillies), comportant tous les méridiens et parallèles requis et d’un espacement d’un degré, j’ai dû fabriquer un compas à verge pouvant tracer des rayons de plusieurs mètres, notamment pour obtenir les parallèles proches de l’équateur. Le dessin était scotché au sol de mon salon, pendant que ma compagne (il fallait être deux !) tenait la pointe du compas au bout du couloir, je traçais le cercle dans le salon…
A partir de ce fuseau sur papier calque, le soir, après la journée de travail, je dessinais petit à petit la cartographie. J’ai ainsi dessiné l’Europe puis j’ai abandonné car la progression était beaucoup trop lente et contraignante ; ce début avait déjà duré plusieurs mois.
Nouveaux essais
C’est l’introduction de l’informatique qui m’a encouragé à reprendre mes travaux. Nouvelle étape également décevante car après avoir dessiné les fuseaux à l’ordinateur j’ai dû de nouveau abandonner, le travail à l’ordinateur s’étant révélé plus facile mais pas plus rapide.
C’est dans le milieu des années 1990 que j’ai introduit les systèmes d’information géographique dans ma méthode. J’ai donc redessiné complètement un fuseau à l’ordinateur. Ces premiers outils de dessin cartographiques n’en étant qu’à leurs balbutiements, pas suffisamment performants pou dessiner la cartographie, je fus contraint à un nouvel abandon.
Quelques années plus tard, grâce à internet qui se développait rapidement, il est devenu possible de trouver des données cartographiques permettant de s’affranchir de l’étape fastidieuse du dessin. Mais rien n’est joué ; nouvel abandon car les données ainsi recueillies, d’origines diverses, pouvaient se révéler  médiocres et nuire à la qualité recherchée.
Ultime tentative, réussie cette fois !
Aucun système d’information géographique n’étant capable de gérer à lui seul la cartographie d’un globe, il fallait trouver les logiciels complémentaires entre eux. A partir de là, j’ai pu travailler à la construction des fuseaux. Au bout de plusieurs années, j’ai enfin mis au point la méthode qui m’a permis de réaliser les douze fuseaux d’un globe, trouvant progressivement des solutions aux nombreux problèmes qui ne manquaient pas de surgir au fur et à mesure de la recherche. Par exemple, il fallut résoudre le problème de la continuité d’un texte ou d’une ligne à cheval sur deux fuseaux. La perfection ne souffre aucun décalage.
Réalisation d’une sphère
Le problème de la cartographie étant résolu, il fallait maintenant, parallèlement, confectionner une sphère ;
Après une nouvelle succession d’essais et d’échecs, j’ai réussi à mettre au point une méthode qui fonctionne.
Les sphères creuses donc légères, sont composées de carton recouvert d’une couche de plâtre d’un à deux millimètres d’épaisseur comme on procédait traditionnellement. Nouveaux tâtonnements pour obtenir le matériau adapté à une sphère aux dimensions souhaitées ; le carton collé à la colle de farine se dilate au contact du plâtre humide qui, lui-même, se dilate en séchant. Il a fallu trouver un moyen pour contrecarrer ces effets indésirables ce qui a conduit à gâcher du plâtre aux deux sens du terme !
La méthode étant maintenant au point, au bout de cinq ans de recherches arrive la dernière étape ; je suis  maintenant en mesure de réaliser des globes personnalisés, planétaires, Mars, Vénus, Lune…célestes aussi.
Comme l’a souligné le journal Le Parisien, « demandez la lune, il vous la créera ».

Pascal Le Bonhomme